Le fameux équilibre vie pro/vie perso ! Il est 6h30, c’est votre premier jour de repos de la semaine. Votre téléphone vibre, c’est la cadre de garde qui vous demande de revenir car il y a un arrêt dans votre service. Immédiatement, une boule se forme dans votre ventre. Si vous dites non, vous savez que vos collègues vont être en sous-effectif. Si vous dites oui, vous tirez une croix sur votre récupération.
Que vous choisissiez l’un ou l’autre, une émotion désagréable s’installe pour toute la journée, la culpabilité.
Ce scénario, la grande majorité des soignants le connaissent par cœur. Dans le milieu paramédical, retrouver un équilibre vie pro/perso est un véritable défi.
Pourquoi est-il si difficile de se prioriser sans avoir l’impression d’être un « mauvais soignant » ? Et surtout, comment réussir à inverser la tendance ?
Les multiples facettes de votre vie
On a parfois tendance à vous résumer à votre fonction. Pourtant, avant d’être le professionnel que vous êtes aujourd’hui, vous êtes une personne à part entière. Votre quotidien s’articule naturellement autour de plusieurs sphères précieuses :
- Le domaine professionnel
- Le domaine personnel (vos moments à vous, vos loisirs)
- Le domaine familial
- Le domaine du couple
- Le domaine social (vos amis, vos engagements)
Tous ces domaines ne sont pas forcément présents dans la vie de tout le monde, et c’est tout à fait normal. Le piège dans lequel beaucoup de soignants tombent, c’est d’essayer d’être à 100 % sur tous les fronts actifs, en même temps.
Vous exigez de vous-même d’être irréprochable dans le service, tout en voulant être un parent, un(e) partenaire ou un(e) ami(e) toujours disponible. Pourtant, c’est précisément cette exigence de perfection simultanée qui mène à l’épuisement.
De l’équilibre à l’harmonie, avec le 50/50 ?
On nous vend souvent l’équilibre comme une balance figée : moitié pour le travail, moitié pour le reste.
Mais dans la réalité du soin, chercher à diviser votre temps de manière rigide est une bataille perdue d’avance. La charge de travail et votre niveau de fatigue fluctuent en permanence.
L’écrivain Victor Hugo a joliment résumé cette idée à travers cette citation,
« Mettre tout en équilibre, c’est bien, mettre tout en harmonie, c’est mieux. »
L’harmonie, c’est accepter que certains jours, la profession prenne le dessus, et que d’autres jours, ce soit votre vie personnelle qui demande toute votre attention. C’est vous qui décidez de la répartition que vous souhaitez faire à un instant T.
L’harmonie, c’est s’écouter et accepter que cette répartition soit en mouvement.
3 questions pour faire le point
Le coaching n’est pas du conseil. Mon rôle n’est pas de décider à votre place comment organiser votre vie, mais de vous aider à trouver vos propres réponses. Pour amorcer cette réflexion, je vous invite à vous poser ces trois questions :
- Question 1 : Si vous observez vos différents domaines de vie aujourd’hui, quelle répartition serait la plus juste pour vous en ce moment ?
- Question 2 : Qu’est-ce qui vous empêche d’accepter que cette répartition fluctue sans culpabiliser ? (La peur du regard des collègues, le besoin de tout contrôler ?)
- Question 3 : De quoi avez-vous besoin pour être bien aujourd’hui ?
Retrouver son rythme, à sa façon
Faire le deuil du mythe du « soignant parfait » pour s’autoriser à écouter ses propres limites demande parfois du temps.
Prenez ce temps. Laissez infuser ces questions à votre rythme. Et si vous en ressentez le besoin, sachez que je reste tout simplement disponible pour échanger avec vous.
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