Jeune diplômé(e) : 3 pistes pour gagner en assurance et trouver sa place dans l’équipe

Le diplôme est en poche, l’excitation est là, mais le passage de la théorie à la réalité du terrain ressemble parfois à un saut dans le vide sans parachute. On passe brutalement du statut d’étudiant encadré à celui de professionnel responsable de ses propres décisions.

Que vous sortiez d’un IFSI ou d’un IFAS, d’un IFAP à Nancy ou ailleurs en France, vos premiers postes sont une étape charnière. Entre la peur de l’erreur, le stress de l’organisation et la difficulté à s’affirmer face à des équipes rodées, il est normal de se sentir parfois illégitime.   

En tant qu’ancienne infirmière, je me souviens de ce sentiment d’être « le petit nouveau » qui ne veut pas déranger. Aujourd’hui coach professionnelle certifiée RNCP aux côtés des soignants, je vous livre 3 pistes essentielles pour construire votre posture de soignant avec sérénité et assurance.   

Piste n°1 : L’organisation, une liste rigide ou un plan adaptable ?

Le premier défi du jeune soignant est souvent la gestion du temps. On veut bien faire, mais on se laisse vite déborder par l’imprévu ou l’accumulation des tâches.   

  •  L’observation : Comment distinguez-vous l’urgent de l’important dans vos soins ? Est-ce une liste figée ou un plan qui peut respirer selon les besoins du terrain ?
  • Et si vous preniez 5 minutes après les transmissions pour une lecture globale de votre poste ?
    • Ne faites pas confiance uniquement à votre mémoire. La lecture globale peut peut-être passer par l’écriture ? 
  • Accepter que tout ne soit pas parfait : L’organisation s’affine avec l’expérience. Soyez indulgent(e) avec vous-même durant cette phase d’apprentissage.   

Piste n°2 : La communication, une faiblesse ou un acte de rigueur ?

Trouver le juste équilibre entre humilité et compétence est un défi de chaque instant lorsqu’on débute.

  • Oser questionner : Pensez-vous qu’être légitime demande de maîtriser chaque soin dès le premier jour ? Le fait de poser une question ou de dire « Je ne sais pas » peut aussi être perçu comme un acte de professionnalisme et de rigueur.
  • Accompagner les familles : Face à l’inquiétude des proches, votre calme et votre écoute sont souvent vos meilleurs outils. Et si prendre le temps de dire « je vais chercher l’information » renforçait la confiance qu’ils vous portent ?
  • Prendre sa place dans l’équipe : Comment trouver le bon curseur pour s’intégrer sans s’imposer, ni s’effacer ? On redoute parfois le jugement de ses pairs, pourtant, votre regard apporte souvent une vision actualisée des soins. Et si le fait d’interroger une habitude de service avec curiosité pouvait aider toute l’équipe à avancer ?

 

Piste n°3 : La vigilance, un poids ou une alerte sécurité ?

La peur de l’erreur médicale ou soignante est souvent le premier facteur de stress chez les jeunes diplômés. Vous êtes responsable de vos actes, mais comment vivez-vous cette responsabilité ?

  • Le doute constructif : Vous avez un doute sur l’état de santé d’un patient ? Sur la posologie d’un traitement ? Sur une tension artérielle inhabituelle ? Et si le doute était votre alerte sécurité ? N’ignorez jamais cette petite voix.   

 

  • Solliciter pour lever le doute : On ne vous en voudra jamais de vouloir sécuriser votre patient. Qu’est-ce qui vous empêche de solliciter les personnes qui seront à même de vous aider ? C’est ainsi que l’on évite les incidents et que l’on construit une pratique sûre. 

 

  • Identifier vos signaux de stress : Apprendre à reconnaître quand votre propre « jauge » sature (mains qui tremblent, perte de concentration, irritabilité) est essentiel. Que se passerait-il si vous vous accordiez une pause de deux minutes pour reprendre les commandes de votre discernement ? Un soignant calme est un soignant en sécurité.
  • Apprendre de chaque situation : Une difficulté rencontrée n’est pas un échec, c’est une étape de votre construction professionnelle.   

Mon message pour vous, jeunes soignants : La technique s’apprend, la posture se construit

Rappelez-vous d’une chose essentielle : votre diplôme atteste de vos capacités techniques, mais votre identité de soignant se forge jour après jour. Soyez aussi bienveillant(e) envers vous-même que vous l’êtes envers vos patients.   

On attend souvent d’être « au bout du rouleau » pour demander de l’aide. Pourtant, les premières années sont le moment idéal pour poser des fondations saines. Apprendre à poser ses limites, à communiquer ses doutes et à organiser sa pensée professionnelle dès le départ est le meilleur investissement que vous puissiez faire pour votre carrière. C’est ce qui fera la différence entre un soignant qui « tient le coup » et un soignant qui s’épanouit durablement

Conclusion : Prenez soin de vous dès le début de votre carrière

Le métier de soignant est exigeant, mais vous n’avez pas à traverser vos premières années dans l’épuisement ou le doute permanent. Si vous sentez que le stress prend le dessus sur votre plaisir de soigner, sachez que vous pouvez être accompagné(e).   

J’aide les jeunes professionnels paramédicaux, que vous soyez de Nancy ou n’importe où en France, à gagner en assurance et à trouver leur juste place dans le monde du soin.   

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