Évoluer ? Changer ? 4 questions pour savoir s’il est temps de sauter le pas

Vous souvenez-vous de votre premier jour en tant que soignant ? Cette flamme, cette envie d’aider et ce sentiment d’être exactement à votre place. Pourtant, aujourd’hui, le réveil est difficile. 

Vous avez peut-être l’impression de « tourner en rond », de subir votre planning et de perdre le sens de votre mission.   

Que vous exerciez dans une grande structure à Nancy, en libéral en Meurthe-et-Moselle, ou n’importe où ailleurs en France, les défis du quotidien sont les mêmes et le rythme est souvent intense. Mais comment savoir si votre mal-être est une fatigue passagère ou le signe profond qu’il est temps de faire évoluer votre carrière ?   

Durant mes sept ans en tant qu’infirmière, j’ai moi-même traversé ces phases de doute intense. 

Voici les 4 questions essentielles pour vous aider à y voir plus clair

  1. Suis-je épuisé par mon métier ou par mon cadre de travail ?   

Il est crucial de distinguer si votre mal-être provient de la nature même de vos missions ou des conditions dans lesquelles vous les exercez. C’est la première distinction à faire pour ne pas se tromper de direction. Il arrive souvent que l’on ait envie de tout arrêter alors que le problème réside principalement dans l’environnement.

  • L’analyse du cadre : Si vous pouviez exercer votre métier exactement de la même manière, mais avec un effectif complet, un matériel fonctionnel et un management soutenant à Nancy ou ailleurs, votre ressenti serait-il différent ? Si la réponse est oui, c’est peut-être simplement votre environnement actuel qui est devenu toxique ou inadapté.  
  • Le curseur de l’épuisement : Et si vous vous demandiez où se situe réellement votre fatigue ?
  • La simple idée de prodiguer un soin vous semble-t-elle aujourd’hui insurmontable, peu importe le lieu ou l’équipe ?
  • Ou est-ce plutôt l’organisation de votre service et l’ambiance actuelle qui pèsent sur votre quotidien ?
  1. Qu’est-ce qui ne fait plus sens dans mon quotidien ?

On entend souvent dire qu’il faut « identifier ses valeurs », mais c’est un travail complexe qui demande du temps. Dans un premier temps, il est plus simple d’observer ce qui, concrètement, vous pèse chaque jour.

Le sentiment de « perdre sa flamme » naît souvent d’un décalage entre ce que vous vouliez apporter en devenant soignant et ce que vous faites réellement.

  • Le manque de temps pour l’humain : Est-ce que le fait de devoir courir d’une chambre à l’autre sans pouvoir échanger un mot avec le patient transforme votre métier en une série de tâches mécaniques ?
  • Le manque de reconnaissance : Est-ce que l’impression d’être un simple matricule sur un planning, sans considération pour votre expertise ou votre investissement, vous use au quotidien ?

Identifier ce qui « coince » maintenant est l’étape cruciale pour amorcer un mouvement. C’est ici que le travail commence : définir ce qui est devenu indispensable pour vous et projeter la direction que vous voulez donner à votre carrière. En coaching, nous travaillons sur cet axe présent-futur pour vous permettre de retrouver un alignement concret avec votre activité.

  1. Qu’est-ce qui me retient aujourd’hui ?

Savoir que l’on souhaite de changer est une chose, mais oser le faire en est une autre. Il est tout à fait naturel de ressentir des appréhensions face à l’inconnu. Ce ne sont pas des barrières, mais des questions normales que tout le monde se pose :

  • L’aspect financier : C’est une réalité pragmatique. Comment gérer ses charges et son quotidien si l’on change de voie ?
  • Le sentiment d’illégitimité : Beaucoup de soignants pensent : « Je ne sais rien faire d’autre que soigner ».
  • Le regard de l’entourage : On peut redouter le jugement des collègues ou l’incompréhension de ses proches.

Que se passerait-il si vous choisissiez de voir ces appréhensions comme des indicateurs de vos besoins ou de vos points de blocage ?

  1. Quel est le premier petit pas que je peux faire dès demain ?   

Le changement commence souvent par une action concrète. Et si, pour sortir de cette sensation de blocage, vous choisissiez de mettre en lumière tout ce que vous maîtrisez déjà ?

Que se passerait-il si vous preniez un instant pour identifier ces capacités que vous mobilisez au quotidien et qui sont précieuses bien au-delà du soin technique ?

  • Votre capacité d’organisation (gérer des priorités vitales en un clin d’œil).
  • Votre aisance informatique (maîtriser des logiciels complexes, saisir des données précises).
  • Vos compétences relationnelles (désamorcer des conflits, rassurer, coordonner des familles et des équipes).
  • Votre sens de l’adaptation (faire face à l’imprévu chaque jour, au turnover).

Ce sont des ressources précieuses qui dépassent largement le cadre du soin technique. 

Prendre conscience de cette richesse est souvent le signal que le mouvement est déjà amorcé.

Mon message pour vous soignant : Vous avez le droit d’évoluer   

Durant mes sept années en tant qu’infirmière, j’ai appris que nos compétences sont immenses et souvent sous-estimées, y compris par nous-mêmes. Décider de changer de service, de mode d’exercice ou même de métier n’est en aucun cas une trahison envers votre vocation. C’est un besoin de rester en accord avec l’individu que vous êtes.

On ne peut pas soigner durablement si l’on s’oublie soi-même en chemin. Se donner le droit de réajuster sa trajectoire est un acte de respect envers soi et envers la qualité de l’accompagnement que l’on souhaite offrir.

Conclusion : Oser le premier pas vers soi 

Le sentiment de saturation disparaît rarement seul. Que vous soyez à Nancy, en Meurthe-et-Moselle ou n’importe où en France, sachez que des solutions existent pour redonner du souffle à votre carrière.  

En tant que coach professionnelle certifiée RNCP, ma mission est d’accompagner les soignants à franchir ce cap pour qu’ils retrouvent une vie professionnelle qui respecte enfin leur équilibre personnel. 

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