Votre journée de travail est terminée. Vous avez fait vos transmissions, et pourtant, une petite voix dans votre tête continue de tourner : « Ai-je bien noté le changement de pansement de Mme M ? », « Est-ce que j’ai prévenu pour la tension de Mr D ? », « Est-ce que j’ai bien rallumé la pompe de Mr K ? »
Si vous travaillez dans une structure de soins à Nancy, que ce soit au CHRU, dans une clinique privée ou en libéral en Meurthe-et-Moselle ou n’importe où ailleurs en France, vous connaissez ce sentiment. Cette charge mentale qui vous suit jusque dans votre salon, s’invite à table et perturbe votre sommeil.
En tant qu’ancienne infirmière ayant exercé pendant 7 ans, je connais ce poids. Aujourd’hui coach professionnelle certifiée RNCP aux cotés soignants, je vous livre 5 pistes de réflexion pour décompresser après le travail.
Pourquoi le cerveau des soignants reste-t-il en « mode alerte » ?
Le métier de soignant n’est pas une profession comme les autres. Nous avons entre nos mains la vie d’êtres humains. Notre cerveau développe une hyper-vigilance nécessaire mais qui peut devenir toxique.
Le problème survient lorsque cette vigilance ne s’arrête jamais. Cet état de tension permanente n’est pas une fatalité, mais c’est le signe que la limite entre votre identité de soignant et votre identité personnelle est devenue poreuse. Et si la création d’un véritable SAS de décompression devenait une piste pour protéger votre santé mentale ?
Piste n°1 : Le vestiaire, une simple étape ou une réelle frontière ?
Le vestiaire est souvent vécu comme un lieu de passage logistique. Mais si vous le regardiez comme une frontière psychologique ?
- L’observation : Au moment où vous retirez votre blouse ou que vous ranger votre matériel, quel poids déposez-vous consciemment ? La colère après cette réflexion d’un médecin ? La tristesse pour cette famille ? Ou l’adrénaline de l’urgence de 14h ?
- L’expérimentation : Et si, en fermant cette porte (de vestiaire ou de voiture), vous décidiez que tout ce qui appartient à votre travail y reste jusqu’à demain ? Ce geste, bien que simple, permettra peut-être d’envoyer un signal de clôture à votre esprit.
Piste n°2 : Votre trajet, zone de transition ou tunnel de cogitation ?
Que vous rentriez chez vous à pied vers le centre-ville de Nancy, en bus vers la périphérie ou en voiture à travers la Meurthe-et-Moselle ou ailleurs en France, ce temps de trajet est votre zone tampon.
Mais, utilisez-vous ce temps pour « repasser le film » de la journée ou pour revenir à vous ?
Comment pourriez-vous transformer ce moment ? Opter pour un podcast inspirant totalement déconnecté du médical ? Écouter de la musique ? Le silence total ? Pratiquer des exercices des respiration ?
Piste n°3 : La disponibilité numérique, un choix ou une contrainte ?
Nous voulons tous être de bons collègues, mais rester branché 24h/24 sur les groupes créés avec vos collègues est le meilleur moyen de frôler le burn-out.
La charge mentale, c’est aussi recevoir une notification à 21h pour un changement de planning ou un incident survenu dans le service alors que vous essayez de vous détendre. Mais que ressentez-vous lorsqu’une notification tombe à 21h ?
Couper les notifications n’est pas un manque d’implication, mais un acte de protection. Savoir dire « Je ne suis plus disponible » n’est pas un manque d’implication, c’est une mesure de survie professionnelle.
Piste n°4 : Et si vous écoutiez ce que votre corps essaie de vous dire ?
Le stress lié à la charge mentale se manifeste souvent physiquement avant même que l’on s’en rende compte mentalement. Quels sont vos signaux ?
- Une tension dans les trapèzes ou le bas du dos ?
- Une irritabilité inhabituelle avec vos proches ?
- Un sommeil haché où vous cogitez sur votre travail réalisé la veille ?
Apprendre à repérer ces signes peut vous permettre d’agir avant que l’épuisement s’installe durablement. Si vous sentez que la tension monte, c’est le signal qu’il est temps de ralentir et de demander un soutien extérieur, comme un coaching qui peut vous aider à redéfinir vos limites.
Piste n°5 : Quelle place laissez-vous à l’individu qui est derrière votre blouse ?
Vous êtes infirmier(ère), aide-soignant(e), auxiliaire de puériculture … mais vous êtes avant tout un être humain avec des passions, des envies et une identité propre. Pour ne pas être dévoré par votre métier, vous devez nourrir les autres facettes de votre personnalité.
- Quelle activité vous fait oublier l’heure ?
- Quel entourage vous permet de parler de tout ?
Avoir une passion ou un cercle social en dehors de votre travail (même si ce cercle ce sont vos collègues préféré(e)s), est le meilleur rempart contre l’épuisement. Cela vous rappelle que votre valeur ne se résume pas à votre capacité à soigner les autres.
Ce fil invisible qui nous empêche de couper
Pour l’avoir vécu, je sais que la déconnexion n’est pas qu’une question de volonté. C’est ce fil invisible qui nous relie à notre activité, que vous quittiez le service hospitalier ou que vous terminiez votre tournée en libéral.
C’est ce moment où, sachant qu’aujourd’hui la journée est particulièrement éprouvante pour l’équipe du jour, vous envoyez un message de soutien. En libéral, que vous travailliez seule ou en cabinet à plusieurs, ce lien reste puissant. C’est ce besoin de demander des nouvelles de ce patient qui vous inquiétait particulièrement. Ou encore, c’est ce « film de la journée » que l’on se repasse en boucle jusqu’à réaliser qu’on a peut-être oublié un détail ou une transmission, ce qui nous pousse à renvoyer un message pour se libérer l’esprit.
Ces gestes partent d’une intention noble : l’entraide et la conscience professionnelle. Mais mis bout à bout, ils vous empêchent de réellement poser votre blouse. Apprendre à espacer ces interventions est un pas essentiel pour préserver votre propre énergie.
Conclusion : vous n’avez pas à porter ce poids seul(e)
Votre engagement auprès des patients est immense, mais n’oubliez pas que vous êtes un être humain avant d’être un professionnel.
Réduire sa charge mentale demande un apprentissage. Si vous habitez Nancy, en Meurthe-et-Moselle ou ailleurs en France et que vous sentez que la limite entre votre vie pro et perso a disparu, ne restez pas dans l’isolement.
En tant que coach professionnelle certifiée RNCP, j’accompagne les professionnels paramédicaux à retrouver cet équilibre et à se réapproprier leur temps libre sans culpabilité.
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